Mercredi, 20 Mai 2026 13:15
CSC 2 - 2 USMK
Les Khenchelis font mieux que résister
La saison du CS Constantine sur ses terres s'est achevée sans panache. Hier soir au stade Hamlaoui, les Constantinois n'ont pas réussi à faire mieux qu'un match nul face à l'USM Khenchela, dans une rencontre sans enjeu, qui a pourtant réservé son lot de sensations.
Quatre buts en vingt-quatre minutes. Le spectacle était bien là, même si les gradins, clairsemés, peinaient à s'enflammer. L'USMK ouvre le bal dès la huitième minute par Abdelhamid Driss, avant que Nassim L'ghoul, retrouvant sa place dans le onze de départ, ne remette les pendules à l'heure à la quinzième. Dans la foulée, le même L'ghoul s'offre un doublé à la vingt-deuxième et donne brièvement l'avantage aux siens. Mais le répit sera de courte durée : le Camerounais Franck Etouga remet les deux équipes à égalité une minute plus tard. Le rideau tombe ainsi sur les festivités offensives. La seconde période tranche radicalement avec cette entame tonitruante. Terne, hachée, sans véritable intensité malgré les ajustements des deux bancs, elle aurait pu basculer dans les arrêts de jeu. Driss, seul face au jeune portier Khenniche - entré à la place de Bouhalfaya - place une tête piquée qui passe à côté du cadre. Le CSC évite ainsi le pire pour sa dernière à domicile. Côté composition, le coach intérimaire Khaled Guerioune avait fait le choix de la rotation, alignant un onze largement remanié en l'absence de plusieurs titulaires habituels. Une décision compréhensible en fin de saison, mais qui a logiquement pesé sur le rendement collectif. Au classement, le CSC stagne à la sixième place avec 43 points. Il lui reste un déplacement à Béchar face à la JS Saoura pour conclure un exercice décevant, loin des ambitions affichées en début de saison.
FICHE TECHNIQUE
Stade Hamlaoui (Constantine), temps printanier, affluence faible, arbitrage de Belhachemi, Cherif-Zaïtri et Kedrouci.
Buts : L’ghoul (15’ et 22’) CSC, Driss (8’), Etouga (23’) USMK
Avert. : Lahmeri (24’) CSC - Chekal-Affari (76’) USMK
CSC : Khenniche, Benadla, Benmoussa, Chikhi (Tahar 66’), Ndiaye, Bizimana, Merbah (Berkane 66’), Bouzekri, L’ghoul (Grine 85’), Lahmeri (Guenaoui 66’), Tosin (Khelfaoui 61’)
Entr. : Guerioune
USMK : Morcely, Askar, Badjo, Bakir, Bendaoud, Chekal-Affari (Zenanci 86’), Driss, Etouga (Djaouchi 69’), Guemroud, Matouti, Oukil
Entr. : Dziri
Bizimana capitaine pour son dernier match
En l’absence des plusieurs joueurs habituellement titulaires, à l’image de Brahim Dib, Chemseddine Derradji et Mohamed Benchaïra, le coach intérimaire du CSC, Guerioune, a décidé de donner le brassard de capitaine au milieu de terrain international rwandais Djahid Bizimana. Une première pour le Rwandais, qui n’a pourtant rejoint le CSC qu’en février dernier. Il a disputé son dernier match avec le club cette saison, puisqu’il ratera le déplacement de Béchar pour le match de l’ultime journée de championnat en raison de sa convocation avec la sélection de son pays.
Beaucoup d’absents chez les Clubistes
Pour sa dernière sortie de la saison à Constantine, le CSC s’est présenté face à l’USMK avec un effectif composé essentiellement de jeunes joueurs et de remplaçants. Plusieurs joueurs cadre n’ont pas été retenus pour ce match pour diverses raisons. On citera entre autres Dib, Meddahi et Rebiaï (blessés), alors que d’autres éléments, à l’image de Benchaïra, Baouche et Necir… pour ne citer que ces trois-là, auraient demandé à être dispensés pour des considérations personnelles. Les trois joueurs, en fin de contrat, auraient visiblement préféré éviter la colère des supporters, sachant qu’ils quitteront le club dès la fin de saison.
Second doublé de la saison pour L’ghoul
Titularisé face à l’USMK, après une longue période comme remplaçant en raison d’une blessure qui l’a éloigné des terrains plusieurs semaines, le virevoltant ailier Nassim L’ghoul a signé de fort belle manière son retour dans le onze. Le joueur émigré a en effet signé un doublé pour son retour. C’est le second pour L’ghoul cette saison, portant son capital à cinq réalisations.
Une première pour Khenniche et Benadla
Deux jeunes joueurs ont enregistré hier leur première apparition dans l’effectif du CSC, disputant leurs premières minutes sous le maillot de l’équipe seniors en prime comme titulaire. Il s’agit du jeune portier Khenniche et du jeune défenseur Benadla, titularisés d’entrée par le coach intérimaire Khaled Guerioune.
Quelques supporters hostiles
Si la rencontre CSC-USMK s’est disputée, comme attendu, devant des gradins vides, désertés par les fans constantinois suite à la grosse déception en coupe et l’absence d’enjeu dans cette rencontre, une poignée de supporters ultras s’est tout de même déplacée au stade pour exprimer sa colère à l’égard de l’effectif. Une dizaine de Sanafir furieux se sont déplacés au stade juste pour insulter les joueurs, qu’ils ont provoqués tout le long de la rencontre.
Amrani, l’annonce après la JSS
Le CS Constantine tourne la page. Et pour écrire le prochain chapitre, la direction a visiblement choisi un visage familier, à savoir Abdelkader Amrani. Selon des sources concordantes, l'accord entre le technicien et le directeur général par intérim Tarek Arama serait quasi bouclé. Les deux hommes ne se découvrent pas : ils ont déjà partagé deux aventures communes à la tête du club, dont une couronnée par un titre de champion d'Algérie. Cette complicité professionnelle éprouvée aurait naturellement conduit Arama à faire de Amrani sa priorité, en conformité avec la décision de l'ENTP de miser sur un technicien local. Le timing n'est pas anodin. Le CSC aborde un mercato estival de grande ampleur - douze départs actés, sept recrues potentielles en négociation - et la direction estime qu'un homme du sérail, rompu aux exigences de l'environnement constantinois, est le mieux armé pour piloter cette reconstruction. L'annonce officielle devrait intervenir au lendemain du dernier match de la saison à Béchar face à la JS Saoura. Une façon de tourner définitivement la page avant d'en ouvrir une nouvelle. Pour les supporters, éreintés par une saison sans relief, le nom de Amrani résonne comme une promesse de renouveau. Reste à la tenir.
R. B.
