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MCA - La débandade s’installe au sein de l’équipe

Un entraîneur et vite

La direction du Mouloudia devrait vite agir pour engager un nouvel entraîneur. Mais cette fois-ci, elle ne devrait pas se tromper dans son choix, car il s’agit pour elle de désigner son troisième coach de la saison. En tout cas, la nécessité d’engager un nouveau coach dans les meilleurs délais se fait ressentir. Il n’y a qu’à revenir aux évènements qui se sont produits lors du précédent match à Skikda pour le confirmer.

Sous la houlette du directeur sportif, Abdellatif Bourayou, reconverti en entraîneur en chef intérimaire, le Doyen a vécu une semaine mouvementée. Ce n’est pas par hasard, d’ailleurs, que l’ailier mouloudéen, Bilal Bensaha, est monté au créneau pour réclamer la désignation rapide d’un successeur à Abdelkader Amrani. Le joueur prêté par l’ES Tunis a lui-même constaté la débandade régnant au sein de l’équipe. Cependant, il n’est plus permis aux dirigeants algérois, déjà au box des accusés, de passer une nouvelle fois à côté dans leur choix. Hier, le conseil d’administration du vieux club de la capitale devait d’ailleurs se réunir pour étudier le dossier de l’entraîneur. On sait déjà que plusieurs techniciens, aussi bien algériens qu’étrangers, ont été proposés. Le premier choix des responsables mouloudéens s’est porté sur le le Bosnien Faruk Hadzibegic, sauf que ce dernier s’est montré peu emballé à l’idée de prendre le train en marche. On a également évoqué la piste du Marocain Badou Zaki, surtout que ce dernier connaît assez bien le championnat algérien pour avoir déjà entraîné le CRB et le MCO. Cependant, l’ancien sélectionneur du Maroc vient de nier tout contact avec la direction algéroise. Il a même écarté toute éventualité de reprendre du service en Algérie ou ailleurs, pour la simple raison qu’il compte honorer son contrat avec la fédération de son pays où il exerce au sein de la direction technique nationale. Depuis quelques jours, c’est le nom de l’ancien driver de l’ES Tunis et d’autres clubs tunisiens, en l’occurrence Khaled Benyahia, qui revient le plus. On laisse même entendre qu’un contact officiel a été établi avec ce dernier. Cependant, ce technicien qui a fait ses preuves dans son pays, ne fait pas l’unanimité, du fait notamment qu’il n'a aucune idée sur le championnat local ni sur le Mouloudia. La conjoncture difficile que traverse le vieux club de la capitale oblige les dirigeants à faire appel à un coach qui connaît bien la maison et qui est surtout capable d’entrer vite dans le vif du sujet.

Les fans réclament un changement radical

Au moment où les membres du conseil d’administration s’attellent à trouver un entraîneur pour succéder à Abdelkader Amrani, la rue mouloudéenne ne décolère toujours pas. En effet, ils sont nombreux au Doyen à réclamer un changement radical, à commencer par les hautes sphères de l’équipe où le président Almas a montré ses limites, estime-t-on dans les fiefs des Vert et Rouge. Ce n’est pas tout, puisque même le propriétaire du club, à savoir Sonatrach, est montré du doigt. Les responsables de la firme pétrolière ne cessent de collectionner leurs échecs dans la gestion du Mouloudia depuis qu’ils ont repris le club en 2013. La preuve, en huit ans, ils ont changé une quinzaine de présidents, un chiffre ahurissant qui traduit parfaitement leur échec. Rien que pour cela, les fans réclament aujourd’hui l’ouverture du capital social de la société sportive de leur club à même de permettre l’arrivée d’un autre investisseur. Une éventualité à écarter pour plusieurs raisons, ce qui risque de coûter à la formation algéroise, qui s’apprête à fêter son centenaire, d’autres déboires. Aux yeux des supporters, seuls les joueurs sont les principaux bénéficiaires de l’affiliation du club à Sonatrach, puisque cette dernière leur assure chaque saison des salaires faramineux qu’ils prennent au dernier centime. Le MCA est désormais à la croisée des chemins. Les responsables de la firme pétrolière sont plus que jamais appelés à prendre des décisions décisives pour l’avenir du club afin de lui éviter de sombrer davantage. Les prochains jours vont nous renseigner davantage sur leurs intentions, au moment où la rue mouloudéenne est toujours en ébullition.

Le Doyen impuissant même face aux mal classés

Ce n’est un secret pour personne, le MCA a nourri beaucoup d’ambitions pour faire de la saison du centenaire celle du renouveau du club. Pas moins de trois stages ont été organisés lors de l’intersaison, au moment où pratiquement tous les clubs de l’élite trouvaient des difficultés pour reprendre l’entraînement à cause des difficultés financières rendues encore pertinentes par la crise née du Covid-19. Les Vert et Rouge confirment leurs bonnes intentions en début de saison en s’installant confortablement en haut du tableau et en décrochant avec brio leur billet pour la phase de poules de la Ligue des champions, en éliminant notamment les Tunisiens du CS Sfax. Mais force est de constater que les vieux démons sont de retour. La série noire va d’ailleurs commencer au Mouloudia, au point où les coéquipiers de Hachoud vont se montrer impuissants, même face aux équipes mal classées en championnat. Jugez-en. Pratiquement toutes les contre-performances des gars de Bab El Oued sont face à des formations qui luttent pour leur maintien, à l’image du WAT, de l’USB, du NAHD et tout récemment de la JSMS. Pis, cette dernière a profité de la réception du Doyen vendredi dernier pour réussir sa première victoire après pas moins de neuf défaites de suite. Dans le camp des supporters, on ne serait pas surpris si leur équipe venait à se montrer à nouveau impuissante face au CABBA, qui n’a gagné aucun match depuis le début de la saison, et le NC Magra, lors des deux matchs en retard qui lui reste.

A. B.

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