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MCA - Muet depuis un mois et demi

Les Mouloudéens misent sur le réveil de Frioui au Caire

La dernière fois où il a visité les bois d’un adversaire remonte au match aller du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaine contre le CS Sfax, au stade 5-Juillet. Ce jour-là, le buteur mouloudéen, Samy Frioui, avait inscrit un doublé, tout en ratant un penalty en fin de match.

Lors de la deuxième manche, Frioui s’est blessé dans les dernières minutes de la partie qui a vu son équipe s’incliner sur la plus petite des marges, mais cela ne l’a pas privé de passer à la phase de poules.

En son absence, le Mouloudia a trouvé toutes les peines du monde pour s’illustrer en attaque. Et quand l’équipe marquait, c’est généralement par le biais de ses défenseurs ou de ses  milieux de terrain. C’est dire que le retour de Frioui sur le terrain est très attendu dans le camp algérois.

Cette situation a coïncidé avec une conjoncture difficile que traverse son équipe. Cette dernière n’a obtenu d’ailleurs que deux points sur 12 lors de ses quatre précédents matchs en championnat. L’incorporation de Frioui ne s’est donc pas faite dans les meilleures conditions, et cela s’est vérifié à travers les prestations ternes de l’avant-centre algérois qui s’est permis de rater des occasions franches face à l’USB puis contre la JSS, privant les siens de précieux points.

C’est à croire donc que le doute a gagné le goléador mouloudéen, auteur de sept réalisations, toutes compétitions confondues, depuis le début de cet exercice.

Au Mouloudia, tous les espoirs sont placés sur Frioui en vue de la périlleuse sortie qui attend l’équipe vendredi prochain au Caire contre le Zamalek. Même le nouvel entraîneur, Abdelkader Amrani, mise énormément sur l’attaquant de 29 ans. Il compte d’ailleurs avoir une discussion avec lui pour l’aider à se remettre en confiance, car s’il venait à se libérer, c’est toute l’équipe qui le suivra, et cela s’est vérifié, d’ailleurs, au cours des premières rencontres du Doyen cette saison.

Départ aujourd’hui vers le Caire

La délégation mouloudéenne se rendra aujourd’hui au Caire à bord d’un avion spécial en vue de son premier match dans la phase de poules de la Ligue des champions africaine contre le Zamalek. La rencontre aura lieu, rappelle-t-on, vendredi sur le terrain du Caïro Stadium à partir de 20h. Les protégés d’Abdelkader Amrani auront ainsi 48 heures pour s’adapter aux conditions régnant dans la capitale égyptienne.

Le Zamalek récupère trois titulaires

Le Zamalek d’Egypte va récupérer pour l’occasion les services de trois de ses joueurs absents lors de sa précédente rencontre en championnat qu’il a remportée contre l’Ittihad d’Alexandrie (2-0), dimanche passé.

Il s’agit du Tunisien Sassi Ferdjani, ainsi qu’Achraf Benchergui et Ahmed Fetouh. En revanche, l’équipe de la capitale égyptienne ne pourra pas aligner sa nouvelle recrue, Seif Al Djaziri, non qualifiée à cette compétition pour avoir déjà disputé la Coupe de la Confédération africaine cette saison avec son ex-club, Arab Contractors.

Djabou, premier dossier à trancher par Amrani

Le nouvel entraîneur du MCA, Abdelkader Amrani, devrait déjà trancher un dossier brûlant. Il s’agit de l’avenir du meneur de jeu de l’équipe, Abdelmoumen Djabou, avec le Doyen. Depuis quelque temps, la direction algéroise songe sérieusement à résilier le contrat de l’enfant de Sétif. Et pour cause, Djabou, qui donnait l’impression en début de saison de vouloir se racheter de son décevant premier exercice, est vite revenu à ses anciennes habitudes. A l’arrivée, ses absences à répétition avec ou sans motif ont fini par agacer au plus haut point la direction des Vert et Rouge. Et comme il perçoit l’un des plus gros salaires du championnat, Djabou devrait justifier cet investissement, alors qu’il est aux portes de la retraite. Mais le joueur n’a pas réussi à revenir à son meilleur niveau, ni apporter le plus escompté de lui. Déjà, dès l’interruption de la saison passée pour les raisons que tout le monde connaît, les dirigeants mouloudéens ont songé à se séparer de Djabou. Ils ont néanmoins buté sur le veto de l’entraîneur Neghiz qui a insisté pour le garder.

Le désormais ex-coach du Doyen est revenu à la charge, il y a quelques semaines, pour défendre le joueur, estimant que ce dernier a réalisé une très bonne préparation d’intersaison qui allait lui permettre de retrouver la plénitude de ses moyens, n’étaient la blessure qu’il a contractée dès le premier match à Sidi Bel Abbès et le Covid-19 qu’il a choppé par la suite.

Après le départ de Neghiz, tout indique que le Mouloudia va se séparer de Djabou afin de lui permettre d’aller monnayer son talent dans un autre club dès le prochain mercato prévu en mars.

Reste cependant à connaître la position de Amrani dans ce registre, et s’il va à son tour défendre Djabou ou le lâcher carrément. Dans ses premiers propos, le successeur de Neghiz n’a pas cité le nom du Sétifien parmi les cadres de l’équipe sur lesquels il va miser lors de son aventure au Mouloudia. Est-ce à dire qu’il l’a sorti d’emblée de ses plans ? Les prochains jours nous le diront.

Braham Chaouch : «Le Mouloudia est victime de son propre entourage»

L’ancien attaquant mouloudéen, Braham Chaouch, qui a fait partie du bureau dirigeant lors de l’intersaison avant de démissionner, a estimé que le MCA est victime de son proche entourage. «Les joueurs subissent une grosse pression de l’entourage proche de l’équipe, et cela s’est répercuté négativement sur eux. Ce n’est pas normal que les membres du comité de supporters prennent place dans les vestiaires et résident dans l’hôtel des joueurs lors des déplacements, alors que leur mission est plutôt dans les tribunes», s’est insurgé Braham Chaouch. Il a, en outre, cité comme exemple l’anarchie régnant dans le club, suite au comportement des deux joueurs, Harrag et Merouani, qui ont quitté l’hôtel à Tlemcen pour rentrer chez eux sans que l’entraîneur ne le sache. «Ce jour-là, les deux joueurs n’ont pas passé la nuit d’après-match avec leurs coéquipiers. L’entraîneur Neghiz ne s’est rendu compte de leur absence que le lendemain, au moment où l’équipe s’apprêtait à embarquer vers Alger. Je me demande que faisait la personne responsable de la sécurité au sein de l’équipe», s’est-il interrogé. Pour Braham Chaouch, le MCA ne peut aspirer à renouer avec les titres que lorsque les joueurs seront protégés de leur environnement proche.

A. B.

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