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Algérie - Burkina Faso, aujourd’hui à 17h à Blida

Belmadi : «Ce n’est pas le moment de flancher»

Le sélectionneur de l’équipe nationale, Djamel Belmadi, considère le match face au Burkina Faso comme une petite finale pour un énorme objectif. Les Verts vont affronter les Etalons, dans le cadre de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, pour une place au dernier tour (barrage) prévu au mois de mars de l’année prochaine.

«C’est une rencontre décisive, certes, mais le plus important c'est de l’emporter. Je peux vous assurer que les joueurs sont plus que jamais décidés à gagner cette petite finale pour passer à autre chose, avant de penser aux prochains matches des barrages. Le match aller était compliqué pour nous, mais pour cette rencontre, les données ont changé. Une grosse bataille nous attend demain (Ndlr ce mardi)», a indiqué le coach des Verts en conférence de presse tenue au Centre technique national de Sidi Moussa. Le sélectionneur national a, néanmoins, minimisé les récentes déclarations de l'entraîneur de la sélection du Burkina Faso. «Il est libre de dire ce qu'il veut, mais la seule et vraie réalité est celle du terrain», a-t-il souligné. A propos de Youcef Belaïli, qui avait cédé sa place lors du précédent match, en raison d’une blessure, Belmadi s’est montré rassurant envers le public algérien. En effet, l’enfant d’El-Bahia souffrait d'une petite contusion à la cheville, mais il sera opérationnel pour la réception du Burkina Faso. Concernant le match des barrages qui définira la sélection qui sera présente au Mondial du Qatar, Belmadi a indiqué que la victoire est impérative face au Burkina pour pouvoir se qualifier pour les barrages. Par la suite, peu importe l'adversaire. «Nous sommes prêts à affronter n'importe quelle équipe», a-t-il dit. Pour le coach national, le plus important donc, au-delà de la belle série d’invincibilité et l’ambition d’aller en Coupe du monde, c’est de ne pas trébucher en cours de chemin. Car à ce niveau, les fautes se payent cash. «Nous ne sommes pas encore qualifiés. Le mérite, sur la durée, c’est bien et il serait dommageable de ne pas accéder au barrage. Avant, il faudra jouer le match face au Burkina. On verra après pour mes souhaits», a-t-il insisté. L'équipe nationale bouclera ces éliminatoires aujourd’hui, en recevant le Burkina Faso au stade Mustapha-Tchaker de Blida (17h), en présence de 14 000 supporters, dans ce qui sera un rendez-vous décisif pour le passage aux barrages, prévus en mars 2022.

Les Verts sur un tapis

Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, s'est dit satisfait de l'état de la pelouse du stade Mustapha-Tchaker. «Nous nous sommes entraînés hier (dimanche ndlr) au stade Tchaker, et nous étions impatients de voir son état de préparation. Nous avons trouvé le terrain dans un meilleur état, et cela nous permet de jouer au football et d'appliquer notre façon de jouer mieux par rapport au dernier match», a-t-il souligné. Ainsi, les camarades de Mahrez évolueront sur un tapis ce soir.

Tchaker en vert et rouge

Le match décisif de ce soir sera marqué par le retour des supporters dans les gradins, puisque la Confédération africaine de football a donné son feu vert  pour la présence de 14 000 personnes. "Inchallah, on les rendra heureux en espérant passer ce tour. Nous jouons pour eux et pour ceux qui aiment le football. On sait que c'est le sport  n°1 en Algérie et même dans le monde, donc on fera le maximum mardi. Ils verront une équipe qui joue pour eux", a indiqué Belmadi.

Les dernières cartouches du coach burkinabé

Sachant pertinemment que sa mission est quasiment impossible face à une équipe d’Algérie qui domine continent, l’entraîneur du Burkina Faso, Kamou Malo, ne rate pas une occasion pour remettre ses provocations. Il a affirmé que le match nul concédé face au Niger était une manière pour endormir les Algériens. «On pouvait gagner par 5 buts à 0, mais on ne l’a pas fait, parce que ce n’est pas bon pour le moral. Après ce résultat, je peux vous dire que les joueurs sont déterminés. C’est ça qui va faire la différence dans ce match face à l’Algérie», a indiqué le coach des Etalons, à l’arrivée de la délégation burkinabé à l’aéroport Houari-Boumediene d’Alger. Kamou Malo ne s’est pas empêché d’afficher son optimisme pour une issue favorable du match, assurant que son équipe est venue chercher la victoire. «Nous allions gagner par 3 buts à 1. C’est moi qui vous le dis. L’Algérie est actuellement l’une des meilleures équipes du continent sur le papier, mais nous allons gagner. Nous avons notre manière de jouer. On connaît l’Algérie et on sait comment jouer face à cette équipe», a-t-il précisé.

Belmadi a-t-il tranché son avenir ?

Tout le monde attendait la réaction de Djamel Belmadi à propos de son avenir, sachant que son contrat court jusqu’à décembre 2022. Le coach des Verts, même s’il avait laissé planer des zones d’ombre, a répondu au président de la FAF, Charaf Eddine Amara, sur la question du renouvellement de son contrat, à quelques mois de la date de sa fin, qui coïncide avec la fin de la Coupe du monde 2022. «Mon contrat actuel, je l’avais signé dans un délai ne dépassant pas 5 minutes, et vous pouvez demander à Amine Labdi à ce sujet. Je pense que le président (Charaf-Eddine Amara) s'est appuyé là-dessus lorsqu'il a confirmé qu'il réglerait les problèmes avec moi dans le même délai. Je ne sais pas. Le plus important dans tout cela c’est ce que je peux offrir à l'avenir et est-ce que mon message sera reçu par les joueurs avec la même efficacité», a déclaré Belmadi. Une déclaration qui laisse planer beaucoup de doute sur son intention de poursuivre l’aventure à la tête de la sélection, surtout qu’il avait vécu des moments très difficiles, il y a quelques mois.

L’arbitrage, un fait de jeu important

Le sélectionneur national ne s’est pas privé d’évoquer les difficultés rencontrées par les joueurs à chacune des sorties de l’équipe. Le coach a parlé de l’arbitrage en général et surtout le match de Djibouti. «Ce à quoi nous sommes exposés par les arbitres n'est pas nouveau pour nous, et nous l'avons condamné à plusieurs reprises. Riyad (Mahrez) a subi trois interventions brutales du même joueur face à Djibouti, et l'arbitre n'a pris aucune décision. Tout cela sans parler de ce qui s'est passé dans les vestiaires où l’arbitre nous a demandé de revenir sur le terrain après seulement 8 minutes, alors que le temps de repos légal est de 15 minutes. J'espère que nous ne serons pas exposés à de tels événements contre le Burkina Faso, afin que nous puissions rester concentrés sur le match», a-t-il dit.

Un quatuor sud-africain pour officier les débats

Le match Algérie - Burkina Faso sera dirigé par un quatuor sud-africain, conduit par Gomes Victor Miguel De Freitas, assisté de Siwela Zakhele Thusi  Granville et Ndongeni Athenkosi. Le quatrième arbitre est Nzandzeka Thando.

W. D.

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